Frédéric Ancillon,
Essai sur la science et sur la foi philosophique…
(1830)
“ L'ame seule, en tant qu'elle est le siège du sentiment moral, a quelque chose d'infini. Quiconque a de l'ame, non-seulement croit à l'existence de l'être infini , mais encore associe l'infini à tous les sentimens qu'il éprouve. Quiconque a de l'ame, dépose en quelque sorte, le sachant et le voulant, ou à son propre insu, l'infini dans toutes ses créations, l'aperçoit et le saisit sous toutes les formes finies; son principe dominant, la couronne de son être tout entier, c'est l'amour, l'amour qui infini par sa nature se manifeste dans d'innombrables effets. ”
