Résumé

Portrait de Ernest Hello Ernest Hello M. Renan, l'Allemagne et l'athéisme au XIXe siècle

Mais non : le christianisme irrite l’homme autant qu’il l’attire, tandis que l’erreur, qui n’est rien, n’agit pas sur lui. Il n’est pas rare d’entendre un homme, raisonnable d’ailleurs, mais ennemi de Jésus-Christ, déraisonner en approchant de lui et abjurer le bon sens, s’il entrevoit l’Église dans le lointain. C’est là, c’est au centre des mystères que les aveugles voient et que les voyants ne voient plus.
Le Verbe se fait chair : il prend place dans notre monde ; vous abordez un homme et vous lui dites : Quel accueil lui sera-t-il fait ? — Dieu, nous répondra-t-on, est l’Éternel vainqueur.
Source : Gutenberg

Portrait de Ernest Hello Ernest Hello M. Renan, l'Allemagne et l'athéisme au XIXe siècle

Le temple grec est parfaitement fini, dans tous les sens du mot, et le caractère général de tout l’art classique, grec, latin, français, peut se déterminer par un mot : l’absence de l’infini.
L’art moderne, s’il est vraiment moderne, travaille la matière, presque sans la regarder ; il s’en sert comme d’un moyen : il a pour principe et pour fin l’idée. L’art grec au contraire, part de la matière et vise à elle ; s’il frappe l’esprit, s’il éveille en nous l’harmonie, c’est que la forme, par sa perfection propre, s’élève au-dessus d’elle-même, et touche les confins du monde invisible.
Source : Gutenberg

Portrait de Ernest Hello Ernest Hello M. Renan, l'Allemagne et l'athéisme au XIXe siècle

Nous blesserions Dieu même si nous portions atteinte à notre grandeur, et toute l’économie de la vérité si nous en arrivions, égarés par l’amour du surnaturel, à méconnaître l’ordre naturel.
Le caractère de l’art grec, qui est l’art classique, mais qui n’est pas le véritable art antique, est un rapport d’équation entre l’idée et la forme. La beauté est le but, la beauté est l’instrument ; l’idéal de l’artiste est réalisé. Il n’était pas trop haut pour être atteint. L’art exprime complétement une beauté que l’artiste trouve dans son âme, mais qu’il peut mettre à la portée de son bras.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature