Résumé

Louis Moreau Joseph de Maistre ; par Louis Moreau (1879)

Le critique lui-même ne nous donne qu'une idée
médiocre de la puissance qu'il appelle à l'empire, quand il déclare ingénument qu'elle n'a pas encore tous ses organes, et néanmoins c'est une force, a-t il dit, « qui ne se dispense que trop elle même.» Étrange distraction ! que trop est un trait de scepticisme au milieu d'une profession de foi ; que trop est la prévision de tous les désordres qu'il faut attendre d'une puissance illégitime : que trop est un argument d'autorité. Le critique laisse partir ce mot qui renverse toutes ses idées, il ne s'en doute pas!
Source : Gallica

Louis Moreau Joseph de Maistre ; par Louis Moreau (1879)

Le critique, sous le joug d'une préoccupation invincible, ne comprend plus comment M. de Maistre, sans cesser d'être un, conséquent à ses croyances et à lui-même, peut tout à la fois maudire la révolution comme une manifestation de Satan et saluer, à travers les obscures vapeurs du sang et la poudre des ruines, l'arc-en-ciel qui doit luire sur les eaux du moderne déluge, l'aurore lointaine, et bien lointaine encore, d'un jour plus pur. Il ne comprend pas comment, sans alarmer l'orthodoxie, le penseur chrétien peut tirer de ces sanglantes œuvres du mal l'attente d'une régénération suprême
Source : Gallica

Louis Moreau Joseph de Maistre ; par Louis Moreau (1879)

L'ordre, la paix, la vie, tout cela leur a paru suspect de théocratie. Égarés de l'unité, ils n'ont plus le sens de la vérité ; égarés de l'autorité, ils n'ont plus le sens de la liberté, devenus incapables de l'une et de l'autre.
Et le divorce s'est perpétué entre ces deux choses étroitement unies de Dieu, et dont la bonne intelligence constitue l'harmonie de ce monde.
II
La souveraineté, comme la société, est d'institution divine. Les hommes n'ont pas plus décrété le pouvoir qu'ils n'ont décrété la société.
Source : Gallica

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