Résumé

Roger de Sezeval Joseph de Maistre, ses détracteurs… (1865)

Et comment imaginer que la volonté ou la conscience se puisse rendre à une autorité qui n'offre pas une surnaturelle assistance contre l'erreur? Une souveraineté spirituelle non-infaillible est un non sens absolu. Ou l'Église est infaillible ou elle n'est pas. L'option ne fera aucune peine à un libre penseur. Mais pourtant que l'on y songe; nier l'Église, c'est déclarer qu'il n'y a pas de lumière certaine pour les esprits, pas de loi pour les âmes, pas d'abri pour l'homme contre la force ou l'erreur, pas de promesses éternelles, pas de Sauveur, pas de Christ.
Source : Gallica

Roger de Sezeval Joseph de Maistre, ses détracteurs… (1865)

A ce rendez-vous où la pensée moderne conviait les adeptes du progrès, il crut trouver la popularité, il attendit la gloire : il ne rencontra que l'erreur et la division de son propre esprit.
En effet, après avoir reconnu avec les penseurs chrétiens l'institution divine de la société, la révélation du langage, l'autorité de la parole traditionnelle, tout à coup, par la plus étrange évolution, il se montre du parti des adversaires, et conclut à l'affranchissement des liens de la parole, à l'émancipation de la pensée, au règne de la lettre, à la souveraineté absolue de l'opinion.
Source : Gallica

Roger de Sezeval Joseph de Maistre, ses détracteurs… (1865)

Histoire, théologie, raisonnement, tout disparaît, tout s'anéantit devant ce trait charmant, ce trait vainqueur!
Heureuse intelligence, qui se joue de toutes les difficultés, et s'élève en soi-même à une telle hauteur qu'elle ne les aperçoit plus !
Mais si M. de Lamartine a le don de railler finement, il n'a pas au même degré celui de nommer : tant s'en faut! Il cherche depuis bien des années le nom dont il doit définir M. de Maistre, et ce nom décisif fuit toujours devant lui d'une fuite moqueuse, et qui doit lasser le génie peu alerte du grand poëte.
Source : Gallica

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