Joseph de Maistre

Joseph de Maistre

Résumé

Portrait de Joseph de Maistre Joseph de Maistre Les soirées de Saint-Pétersbourg (1891)

M. de Maistre a été un fils tendre, un
bon époux, un bon père, un ami sincère, un sujet fidèle, dévoué à son souverain, un honnête homme rempli de charité, un magistrat intègre, un aimable et spirituel causeur, un vigoureux et brillant écrivain, un croyant à la foi profonde, mais ce qui a dominé sa vie, c'est la terrible doctrine qu'il avait embrassée.
Or, d'après cette doctrine, l'homme est méchant et corrompu par le péché. Il doit l'expier par le sang et la souffrance jusqu'à la consommation des siècles. Etant corrompu et méchant, l'homme ne peut se conduire par lui-même.
Source : Gallica

Portrait de Joseph de Maistre Joseph de Maistre Les soirées de Saint-Pétersbourg (1891)

La souveraineté étant pour nous une chose sacrée, une émanation de la puissance divine, que les nations de tous les temps ont toujours mise sous la garde de la religion, mais que le christianisme surtout a prise sous sa protection particulière en nous prescrivant de voir dans le souverain un représentant et une image de Dieu même, il n'était pas absurde de penser que, pour être délié du serment de fidélité, il n'y avait pas d'autre autorité compétente que celle de ce haut pouvoir spirituel, unique sur la terre, et dont les prérogatives sublimes forment une portion de la révélation.
Source : Gallica

Portrait de Joseph de Maistre Joseph de Maistre Les soirées de Saint-Pétersbourg (1891)

L'incapacité, la bassesse, la férocité des souverains qui la précédèrent ; l'insupportable tyrannie exercée sur les biens, les personnes et la conscience des peuples; l'abandon formel de ces mêmes peuples livrés sans défense à d'impitoyables barbares ; le cri de l'Occident qui abdique l'ancien maître ; la nouvelle souveraineté qui s'élève, s'avance et se substitue à l'ancienne sans secousse, sans révolte, sans effusion de sang, poussée par une force cachée, inexplicable, invincible, et jurant foi et fidélité jusqu'au dernier instant à la faible et méprisable puissance qu'elle allait remplacer
Source : Gallica

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