Résumé

Antoine Madrolle Des crimes de la presse considérés comme générateurs de tous les autres…

La sagesse d'un Dieu est aussi vraie que son existence ; et que seroit-ce qu'une sagesse qui accorderait à l'erreur les mêmes avantages qu'à la vérité? La Russie et surtout l'Angleterre ne sont rien, et l'Espagne est tout, dans les grandes gloires de l'homme; dans la théologie, dans la morale, dans la justice et dans la vertu. Si le souverain que nous tenons pour schismatique occupe largement le premier rang dans une alliance qui s'est appelée sainte, parce qu'elle avoit seule le droit de se nommer, ce n'est point à son schisme qu'il en est redevable, mais aux nôtres.
Source : Gallica

Antoine Madrolle Des crimes de la presse considérés comme générateurs de tous les autres…

La société, la Charte elle-même en ce quelle auroit de vrai, seraient en péril. La loi, fût-elle jurée, et comme consacrée dans le sacre des rois, loin d'être vénérable, seroit digne d'abolition, et ce seroit un devoir de l'abolir;
« Le parjure est vertu quand le serment fut crime. »
Mais la liberté de la presse, telle que nous l'avons définie, le jugement des écrits avant leur impression proprement dite, l'institution d'un conseil de la presse, le privilège qui résulte de là pour la religion catholique, tout cela est en harmonie parfaite avec le texte, et surtout avec l'esprit de la Charte.
Source : Gallica

Antoine Madrolle Des crimes de la presse considérés comme générateurs de tous les autres…

« Vos écrivains ne méritent pas mieux que les auteurs des millions d'écrits coupables que le Mémorial a signalés; la résistance est encore plus noble que l'attaque, et votre parti est descendu si bas qu'il n'y a plus d'ennemis indignes de lui. » Ainsi voilà les écrivains de la vertu confondus avec les écrivains du crime, et même mis au-dessus d'eux, puisqu'ils sont déclarés plus nobles. Voilà enfin abolie la distinction fondamentale du monde entre le bien et le mal, et même l'usurpation de l'un par l'autre. Les méchans n'ont jamais eu plus d'audace, et par conséquent plus de force.
Source : Gallica

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