Résumé

M. T. Lettres politiques d'un ami à un ami… (1828)

Il n'y a que la timidité ou l'égoïsme ministériels qui aient pu faire concevoir deux législations pour les écrits, soit qu'ils diffèrent par leur volume , soit qu'ils diffèrent par la périodicité : car si le mal produit par des brochures ou des journaux est plus prompt et plus dans l'ordre politique , les effets des mauvais livres sont et plus graves et plus funestes, puisqu'ils corrompent plus sûrement la morale et détruisent la religion. Les moyens de répression doivent donc être les mêmes. Mais cruel est le but qu'on doit chercher à atteindre dans une législation sur la presse ?
Source : Gallica

M. T. Lettres politiques d'un ami à un ami… (1828)

Pour finir cette interminable révolution, il faut en premier lieu vouloir avec énergie ; cela seul croît la force et déconcerte les factions : la France sent le besoin d'être gouvernée; elle appelle de tous ses voeux une main forte qui comprime toutes les passions et ne travaille que dans l'intérêt national. Si nous sommes assez heureux pour qu'il se présente une administration qui ait ce caractère, on sera étonné , après qu'elle se sera fait connaître, des facilités qu'elle trouvera.
Source : Gallica

M. T. Lettres politiques d'un ami à un ami… (1828)

Chacun paraît bien et duement convaincu que la liberté de la presse est une excellente arme de destruction , que l'on emploie pour devenir le plus fort et que l'on doit se presser de briser lorsqu'on est au pouvoir, de peur de le perdre bientôt. L'ancienne administration a méconnu, cette vérité que les révolutionnaires lui avaient cependant enseignée , et son exemple a confirmé la règle. Aussi a-t-on vu avec effroi des ministres consacrer la licence des écrits par un projet que l'absurdité dérobe à la discussion, si de bonne foi on a cru à l'efficacité des barrières prétendues qu'il établit
Source : Gallica

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