Résumé

Louis Arnould La providence et le bonheur, d'après Bossuet et Joseph de Maistre (1917)

Plus l'homme s'approchera de cet état de justice dont la perfection n'appartient pas à notre faible nature, et plus vous le trouverez aimant et résigné jusque dans les situations les plus cruelles de la vie. Chose étrange ! C'est le crime qui se plaint des souffrances de la vertu ! C'est toujours le coupable, heureux comme il veut l'être, plongé dans les délices et regorgeant des seuls biens qu'il estime, qui ose quereller la Providence lorsqu'elle juge à propos de refuser ces mêmes biens à la vertu !
Source : Gallica

Louis Arnould La providence et le bonheur, d'après Bossuet et Joseph de Maistre (1917)

Il examine à peine si le fait humain ainsi opposé est juste, se contentant d'indiquer quelques motifs qui doivent le fonder en raison, et il emploie toute la richesse de son génie à essayer de le faire comprendre.
Si, — répond Bossuet, la Providence existe, et il en allègue plusieurs raisons générales.
Il n'est pas possible que l'ordre éclate dans tout l'univers avec cette seule exception : le désordre humain. Il s'agit seulement de trouver le point
de perspective où tous les traits des choses, en apparence incohérents, se concilient, se reforment à nos yeux et s'harmonisent.
Source : Gallica

Louis Arnould La providence et le bonheur, d'après Bossuet et Joseph de Maistre (1917)

En attendant, rien ne nous empêche de contempler déjà un spectacle frappant : celui de la foule des grands coupables immolés les uns par les autres avec une précision vraiment surnaturelle. Je sens que la raison humaine frémit à la vue de ces flots de sang innocent, qui se mêlent à celui des coupables. Les maux de tout genre qui nous accablent sont terribles, surtout pour les aveugles, qui disent que tout est bien, et qui refusent de voir dans tout cet univers un état violent, absolument contre nature, dans toute l'énergie du terme.
Source : Gallica

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