Résumé

Jean-Antoine At Le vrai et le faux en matière d'autorité et de liberté d'après la doctrine du Syllabus… (1874)

L'histoire de l'humanité n'est au fond que l'histoire du combat que se livrent la vérité et l'erreur, le bien et le mal. Deux lignes traversent les siècles, et sur ces lignes sont bâties les deux cités de Dieu et de Satan, dont saint Augustin est resté le plus éloquent annaliste. Le combat dure encore ; il ne finira qu'avec le monde. Dieu lui-même semble impuissant à vaincre, parce qu'il respecte la liberté, en attendant de la juger. Ainsi nous ne caressons pas des chimères; nous n'aspirons pas, à l'aide de nos doctrines, à réaliser le ciel sur la terre
Source : Gallica

Jean-Antoine At Le vrai et le faux en matière d'autorité et de liberté d'après la doctrine du Syllabus… (1874)

Nous donnons le nom de libéralisme au premier groupe ; nous réservons celui de liberté pour le second. Nous respectons la liberté, et nous allons essayer de réfuter le libéralisme. Tout ce que nous avons à dire ne conviendra peut-être pas à chaque école en particulier; nous les prenons toutes in globo. Par ce moyen, nous sommes assuré de ne pas calomnier le système.
Cela posé, nous disons que le libéralisme, considéré comme doctrine sociale ; est une nouveauté dont aucun peuple n'a donné l'exemple dans l'histoire. C'est son premier caractère, bien digne de fixer notre attention.
Source : Gallica

Jean-Antoine At Le vrai et le faux en matière d'autorité et de liberté d'après la doctrine du Syllabus… (1874)

Car si par hasard la vérité n'est pas l'erreur, et si l'erreur n'est pas la vérité, pourquoi leur faire le même honneur? La justice est une proportion entre le mérite et les avantages qu'on lui accorde. L'intérêt général, qui, en politique, décide de tout, demande que cette proportion soit maintenue , pour
nous gémissons de voir l'Église affligée en ce moment, savoir, à cet indifférentisme ou à cette opinion perverse qui s'est répandue de tout côté par les artifices des méchants, et d'après laquelle on pourrait acquérir le salut éternel par quelque profession de foi que ce soit.
Source : Gallica

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