Gottfried

Définition et enjeux

Portrait de Isabelle de Montolieu Isabelle de Montolieu,  Exaltation et piété, quatre nouvelles publiées par Mme la Bnne de Montolieu… (1818)

“ Gottfried avait des traits réguliers ; mais sur-tout cette expression céleste que les peintres tâchent de donner au Christ ; seulement Gottfried était plus maigre et plus âgé que l'Enfant, peint sur les genoux de sa mère. Effrayé de ce mouvement et de cette exclamation , il jeta ses petits bras autour du cou d'Otto pour se retenir ; leurs joues se touchèrent ; et, avec l'innocence la plus pure , l'enfant donna au duc un baiser. Otto le lui rendit avec ardeur ; il serra contre son coeur cette aimable petite créature ”
Source : Gallica

Alexandre Weill,  Contes d'amour [ : Le Prince Juste… (1856)

“ Il redoubla de tendresse et de galanterie. On célébra la noce; et plus d'un chevalier envia le sort du malheureux Gottfried, car la Reine de Fer était aussi belle que fière.
De tous les poisons, l'amour est le plus violent. Il creuse sans cesse, et tous les contre-poisons qu'on lui oppose ne servent qu'a fournir un élément de plus a sa brûlante voracité.
Plus Gottfried était tendre et suppliant, plus Barsel, de sa main de fer, le pliait a ses caprices. Ni prières, ni larmes, ni menaces surtout, ne purent rien sur elle. Son amour était le prix d'une déclaration de guerre à Sigebert.
”
Source : Gallica

Portrait de Pétrus Borel Pétrus Borel,  Gottfried Wolfgang

“ Notre étudiant était en quelque sorte (passez-moi cette légère absence de goût) une manière de vampire littéraire s’engraissant au charnier de la science morte et de la littérature en dissolution.
Malgré son penchant pour la retraite, Gottfried était d’un tempérament ardent et voluptueux, qui d’ordinaire n’agissait guère que sur son esprit. Il était trop réservé et trop neuf pour s’avancer avec le sexe ; mais en même temps il s’avouait admirateur passionné de la beauté.
”
Source : Wikisource

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