Romain Rolland,
Le Buisson ardent
“ C’est à toi de ne me plus laisser. — Mais si ma vie s’éteint ? — Allumes-en d’autres. — Si la mort est en moi ? — La vie est ailleurs. Va, ouvre-lui tes portes. Insensé, qui t’enfermes dans ta maison en ruines ! Sors de toi. Il est d’autres demeures. — Ô vie, ô vie ! Je vois... Je te cherchais en moi, dans mon âme vide et close. Mon âme se brise ; par les fenêtres de mes blessures, l’air afflue ; je respire, je te retrouve, ô vie !... — Je te retrouve... Tais-toi, et écoute. Et Christophe entendit, comme un murmure de source, le chant de la vie qui revenait en lui. ”
