Léon Gozlan

Léon Gozlan

Résumé

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan,  Les vendanges

“ Tu vaux mieux que le fer, tu es libre ! tu vaux mieux que l’argent, tu es libre ! tu vaux mieux que l’or, tu es libre, Boccold !
Boccold, c’était le nom du mineur affranchi.
On le conduisit aux pieds d’Ulrich qui, tirant son épée toute ruisselante des feux de la mine, s’écria :
— Au nom de mon père, votre maître et le mien, le graf Eberard Eberstein, je te fais libre, Jean Boccold ! Va où tu veux ! vis où tu peux ! meurs dans ton Dieu !
Un manteau fut jeté sur les épaules de Boccold, et on l’aida ensuite à monter sur le trône qu’occupait le divinateur.
”
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Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan,  Les vendanges

“ Qui le fait croire cela, Fournisseaux ?
— Votre gendre veut me renvoyer. Est-ce qu’on renvoie un homme comme moi ? on le tue plutôt ; on retire, sans qu’il le sache, l’échelle par où il doit descendre ; on lui laisse rouler une barrique sur les jambes ; mais le renvoyer ? ce n’est pas avoir de cœur ! Et où irais-je, moi, dans Paris ? Je n’y connais personne ; je n’y ai pas d’amis ; quand j’ai dépassé la rue des Lombards, la tête me tourne comme si j’étais sur mer. Vous voyez, monsieur Richomme, que puisqu’on me renvoie, c’est que la maison est perdue.
”
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Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan,  Les vendanges

“ Le blanc plaît à la Vierge. Soyez de moitié, lord Brady, dans le serment que je ferai à Dieu de laisser Katty revêtue d’une robe blanche jusqu’à l’âge de quinze ans.
— Jusqu’à quinze ans, Hanna ! — mais cette robe blanche sera son linceul ! — Notre fille mourra à huit ans, vous le savez.
— La Vierge, la seconde mère que nous lui donnons, milord, voudra sans doute que notre enfant demeure plus longtemps sur la terre. Katty ne nous appartiendra plus jusqu’à quinze ans ; mais si elle parvient à cet âge, elle sera tout à nous. Vous associez-vous au vœu de sa mère ; le permettez-vous ?
”
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