Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Et l’on m’a conseillé de chercher chez les droguistes la mixture qui épaissit les œufs. Mais aucun droguiste n’en possède dans sa boutique. Tu me vois donc bien malheureux de ne pouvoir trouver de quoi donner la consistance nécessaire au suc le plus précieux de mon individu ! » Lorsque le courtier Sésame eut entendu ces paroles du syndic, loin de s’en montrer étonné ou d’en rire comme les droguistes, il avança la main, la paume tournée en haut, et dit : « Mets un dinar dans cette main, et donne-moi ce bol de porcelaine. J’ai, moi, ton affaire ! » ”
