Résumé

Paul Jaillon Deux quarts de vie, par É. de Nolliant… (1856)

Je ne regrette d'avoir ménagé ta vie quand nous nous rencontrâmes, que parce que les lois m'eussent empêché de travailler dans la nouvelle carrière que je vais embrasser, à l'émancipation de ceux que vous tenez sans air vital sous votre égide de porcs d'Epicure, vous autres contre lesquels la persuasion, la raison ne peut rien ! C'est en effet une guerre de l'indépendance morale et intellectuelle qu'il faut prêcher, pour nos frères qu'on veut abâtardir par de faux enseignements ; qu'on opprime, sous le prétexte de leur intérêt, par l'absence du bon discernement des choses.
Source : Gallica

Paul Jaillon Deux quarts de vie, par É. de Nolliant… (1856)

Excusez-moi, ô vous qui lirez ceci, si vous êtes susceptible de le sentir malgré la façon dont cela est exposé, et ne blâmez plus le suicide de ceux qui ouvrent les yeux sur cette calamité, ils n'ont pas aperçu de remède possible et n'ont pu se résigner à vivre en contact avec elle pendant toute la longueur d'une existence. Il faut aussi comprendre, au lieu de les blâmer, ceux qui, dans leurs insomnies, ont tellement cherché, tellement rapproché, supputé tous les raisonnements, que leur intelligence s'est altérée, que leur coeur s'est endurci: ils sont les premières victimes de leur erreur.
Source : Gallica

Paul Jaillon Deux quarts de vie, par É. de Nolliant… (1856)

Si je t'ai dit que l'homme brut est plus déraisonnable qu'un animal, c'est parce que celui ci a un instinct, une intuition naturelle pour discerner ce qui lui serait nuisible, laquelle qualité ne s'altère pas, ne peut être influencée par un raisonnement ou un déraisonnement, puisqu'il n'y en a pas chez lui. On ne suppose chez eux, avec l'instinct de conservation, que celui de reproduction, dont les effets sont aussi guidés par la nature seulement et sans préméditation.
Source : Gallica

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