Hippolyte Adéon Dépierris

Résumé

Hippolyte Adéon Dépierris Le tabac qui contient le plus violent des poisons… (1876)

Le jeune homme, lui aussi, songe à sa belle; mais à côté du besoin de rêver, un besoin plus impérieux le possède : c'est celui de fumer. De toute la soirée, il n'a pas serré dans ses dents la belle pipe blonde, en écume de mer, à la culotte noire, qu'il avait délaissée, pour le bal, au râtelier de la cheminée de sa chambre à coucher. Et, quand son cœur est tout entier à l'objet de ses pensées, dont les charmes le fascinent encore, ses doigts sont à sa pipe; ils cherchent le tabac, ils chargent le brûloir, l'allument, par ces mouvements automatiques si particuliers aux fumeurs.
Source : Gallica

Hippolyte Adéon Dépierris Le tabac qui contient le plus violent des poisons… (1876)

A l'œuf humain, pour grandir, il faut le sang de la mère.
C'est là que l'on conçoit combien l'organisme est inépuisable dans la simplicité des moyens qu'il emploie pour créer ou étendre la vie. A peine ce globule séparé de l'ovaire arrive-t-il dans l'utérus, comme le grain de blé, qui tombe de l'épi, arrive à la terre, qu'une matière muqueuse l'enveloppe et le colle, par juxta-position, aux parois de cet organe, sur lequel il se greffe, comme le bouton d'une plante sur une autre plante.
Source : Gallica

Hippolyte Adéon Dépierris Le tabac qui contient le plus violent des poisons… (1876)

On nie, en morale et en fait, la liberté du suicide, puisque, quand on voit quelqu'un se jeter à l'eau, pour se noyer, au lieu de le laisser faire, le premier sentiment qu'on éprouve, c'est de le suivre à la nage, même au péril de sa vie, pour le sauver. Quand on aperçoit un malheureux qui se pend, on s'empresse de couper la corde pour l'empêcher de mourir. On n'aurait jamais l'idée d'offrir à un désespéré, fatigué de la vie, une arme ou du poison pour se détruire.
Source : Gallica

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