Résumé

Louis Jacquet L'alcool, étude économique générale… (1912)

Le monopole, dit-on, réduira la consommation de l'alcool parce qu'il aura pour conséquence l'élévation du prix. D'accord, mais le monopole n'a que faire en l'occurrence.
Si l'État, obéissant surtout à des préoccupations d'hygiène sociale, tient à réduire la consommation de l'alcool, qu'il en élève l'impôt, qu'il porte à 500 francs, par exemple, ou plus, la taxe de consommation, taux encore inférieur à celui de l'Angleterre. Ce moyen réduira sûrement la consommation mais, non moins sûrement aussi, le rendement de l'impôt et, de cela, l'Etat ne veut à aucun prix.
Source : Gallica

Louis Jacquet L'alcool, étude économique générale… (1912)

Qui pourra supposer, en effet, qu'un industriel, un commerçant, n'emploient pas tous leurs efforts, toute leur intelligence, à obtenir le maximum possible de vente pour leurs produits?
A-t-on l'idée d'un négociant en spiritueux imposant une limite à ses vendeurs et leur recommandant de n'écouler sa marchandise qu'à des consommateurs résolus à en user modérément!
Donc, en principe, comme en fait, qu'ils le reconnaissent ou non, les intéressés du commerce et de l'industrie de l'alcool ont la prospérité de leurs affaires étroitement liée au développement de l'alcoolisme.
Source : Gallica

Louis Jacquet L'alcool, étude économique générale… (1912)

Mais si le monopole intégral de l'alcool est impossible et si la matière première de l'alcool, étant donnée sa diversité et la multiplicité de ses usages, ne peut être monopolisée et doit rester libre, il en résulte que, quelle que soit la forme adoptée pour le monopole, la fabrication clandestine sera toujours à redouter et que la fraude existera toujours et dans une mesure plus large assurément que pour le tabac, dont la culture peut être et est déjà étroitement surveillée.
Source : Gallica

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