Maurice Magre, La Tendre Camarade
“ À Anthéor, non loin d’Agay, les aiguilles de pins crient sous les pas, le parfum des algues séchées se mêle à celui des fleurs fraîches, de sorte que l’on ne sait pas ce qui vous enivre, si c’est le sel de la mer ou l’essence des plantes terrestres. À Anthéor, non loin d’Agay, il y a une petite villa avec des colonnes qui est posée comme un bouquet de pierres au bord des flots, et dans cette villa habitent les jours heureux, et dans cette villa habite l’angoisse, et là le visage du bonheur sourit perpétuellement à côté de celui du malheur. — Que préfères-tu ? ”
