Maurice Magre, Conseils à un jeune homme pauvre qui vient faire de la littérature à Paris
“ Tu t’émerveilleras d’abord, que tout aille si bien, que tu puisses saluer avec autant d’élégance, être présenté à des gens importants, prononcer des paroles suffisantes, serrer la main à droite et à gauche. Le sourire de la maîtresse de maison aura eu l’air de te marquer une estime particulière. La médiocrité incroyable des propos que tu entendras te rassurera peu à peu, te rendra l’estime de toi-même perdue dans la détresse du début. Alors, tu verras, dans un coin, un homme semblable à toi, mais plus modeste, plus timide, plus épouvanté, avec un habit frère du tien. ”
