Louis Besson,
A la mémoire de M. le Baron Daclin
(1888)
“ La part qu'il faisait aux pauvres dépassait beaucoup le dixième de ses revenus. Jamais un ami en détresse ne recourut en vain à son obligeance. Il alla plus loin, et il devinait ce qu'on n'osait lui dire. C'était la réalité vivante de cette amitié, chantée par la Fontaine, telle qu'on l'entendait autrefois : Qu'un ami véritable est une douce chose! Il cherche vos besoins au fond de votre cœur, Il vous épargne la pudeur De les lui découvrir vous-même. Qui ne fut pas l'ami du baron Daclin et à qui ne fit-il pas les honneurs de sa maison des champs ? ”
