Résumé

Portrait de Louis Besson Louis Besson A la mémoire de M. le Baron Daclin (1888)

La part qu'il faisait aux pauvres dépassait beaucoup le dixième de ses revenus. Jamais un ami en détresse ne recourut en vain à son obligeance. Il alla plus loin, et il devinait ce qu'on n'osait lui dire. C'était la réalité vivante de cette amitié, chantée par la Fontaine, telle qu'on l'entendait autrefois :
Qu'un ami véritable est une douce chose!
Il cherche vos besoins au fond de votre cœur,
Il vous épargne la pudeur De les lui découvrir vous-même.
Qui ne fut pas l'ami du baron Daclin et à qui ne fit-il pas les honneurs de sa maison des champs ?
Source : Gallica

Portrait de Louis Besson Louis Besson A la mémoire de M. le Baron Daclin (1888)

Je les cite pour honorer la mémoire du premier et porter au second les souvenirs d'une amitié qui a duré cinquante ans. Edmond Daclin contracta comme eux, sous l'uniforme du collégien, des habitudes de piété chrétienne que rien n'a pu ni interrompre ni altérer. Commencée au collège communal de Vesoul, son éducation s'acheva au collège royal de Besançon. Partout il aima ses maîtres, et le seul regret qu'il leur causa, ce fut de les quitter. Mais il est un maître plus grand que tous les autres, c'est le maître de la vie spirituelle, c'est le confesseur.
Source : Gallica

Portrait de Louis Besson Louis Besson A la mémoire de M. le Baron Daclin (1888)

Mais les réparations d'ici-bas sont toujours tardives et toujours incomplètes, car les prières des hommes montent d'un pied boiteux sur les pas de l'injure, et Dieu les devance souvent, en appelant à lui les âmes d'élite. Après une si belle vie, purifiée jusque dans les moindres souillures par une si belle mort, le baron Daclin, nous n'en doutons pas, a déjà reçu sa récompense.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature