Résumé

Chefs-d'oeuvre des conteurs français avant La Fontaine… (1878)

Saintré, s'écria la Dame des Belles-Cousines en prenant le plus grand air d'autorité, arrêtez! ou craignez les plus cruels effets de mon indignation.
Mais Saintré, perdant enfin toute patience, s'approcha d'elle, la prit par le bras, et la fit rasseoir sur son fauteuil.
— Osez-vous bien encore, s'écria-t-il, perfide et déloyale que vous êtes, vous servir de votre rang, après vous être avilie par votre honteuse faiblesse pour un truand de moine, à qui vous avez sacrifié le plus fidèle et le plus loyal des servants d'amour?
Source : Gallica

Chefs-d'oeuvre des conteurs français avant La Fontaine… (1878)

Alors Amiles commença à pleurer dans son cœilr, et se dit en lui-même : — Amis s'est présenté devant le roi Charles, pour mourir à ma place ; pourquoi ne tuerais-je pas mes enfants pour lui? Il m'a gardé sa foi ; pourquoi ne lui garderais-je pas la mienne?
Abraham fut sauvé par la foi; les apôtres ont soumis les royaumes par la foi; et Dieu dit dans l'Évangile : « Vous devez faire aux autres ce qu'ils font pour vous. »
Amiles se rendit auprès de sa femme; il lui dit d'aller à l'église entendre la messe, et la comtesse s'en alla à l'église comme de coutume.
Source : Gallica

Chefs-d'oeuvre des conteurs français avant La Fontaine… (1878)

Il appelle son valet, et celui-ci ne vient pas ; il demande son amie, et son amie est absente. Il se désespère, il jure qu'il aimerait mieux cent fois être mort, et ceux qui le voient en si pitoyable état s'étonnent qu'il puisse vivre.
Au jour fixé, Graélent se présente devant le roi, et celui-ci lui demande où est son amie.
— Sire, je ne ramène pas, c'est chose impossible ; faites de moi ce que vous voudrez.
— Graélent, vous avez dit de vilaines paroles ; vous avez méprisé la reine, donné un démenti à tous mes barons ; vous ne mépriserez plus personne quand vous sortirez de mes mains.
Source : Gallica

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