Romain Rolland,
Jean-Christophe – L’Adolescent
“ De même que la foi, la perte de la foi est souvent, elle aussi, un coup de la grâce, une lumière subite. La raison n’y est pour rien ; et il suffit d’un rien : un mot, un silence, un son de cloche. On se promène, on rêve, on ne s’attend à rien. Brusquement, tout s’écroule. On se voit entouré de ruines. On est seul. On ne croit plus. Christophe épouvanté ne pouvait comprendre pourquoi, comment cela s’était produit. C’était comme, au printemps, la débâcle d’un fleuve... La voix de Leonhard continuait de résonner, plus monotone que la voix d’un grillon. ”
