Résumé

Alfred Weber Introduction historique à la philosophie hégélienne… (1866)

Il n'y a qu'un être, Dieu pu monde, et cet être infini a deux attributs à nous connus : l'étendue et la pensée. L'étendue, en se modifiant, constitue les corps; la pensée, en se diversifiant à l'infini, constitue les esprits. Tel est le système de Spinosa.
L'esprit et la matière, l'âme et le corps se trouvent ramenés ainsi à une souche commune, les deux contraires s'unissent dans un troisième terme qui doit en être la synthèse : la substance. Mais, à dire vrai, la liaison entre l'esprit et le corps n'est encore qu'indirecte
Source : Gallica

Alfred Weber Introduction historique à la philosophie hégélienne… (1866)

La raison infinie se fait espace, pesanteur, matière, mais c'est pour aboutir dans l'homme à la possession d'elle-même, à l'intelligence d'elle-même, à la science; c'est pour revenir à son point de départ et pour rentrer en quelque sorte dans ses domaines, mais enrichie de l'expérience qu'elle a faite dans son pèlerinage à travers l'étendue et le temps, consciente d'elle-même et libre. De là la tendance à l'individualité, qui traverse la nature entière et qui domine tous ses développements, toutes ses créations.
Source : Gallica

Alfred Weber Introduction historique à la philosophie hégélienne… (1866)

C'est que le but de la nature n'est pas dans la nature même, mais au delà. Le déploiement de l'idée dans l'espace et dans le temps est une évolution transitoire, dont le but est de transformer l'être en conscience , de rendre l'idée à elle-même. Le point, en passant sur le tableau, est devenu corps, mais c'est pour redevenir point idéal dans l'esprit de l'élève; l'homme, en se réalisant, est devenu matière et chair, mais c'est pour devenir ce qu'il est en principe : intelligence, volonté, esprit.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature