Résumé

Charles Lévêque La Nature et la Philosophie idéaliste

S’il en est ainsi, et nous l’admettons pleinement, la matière n’a pas au fond d’autre élément substantiel constitutif que l’esprit. L’essence de l’une et de l’autre, c’est la force active. Dès lors le matérialisme n’a plus de raison d’être : il n’y a plus dans la nature, comme dans l’esprit, que du spiritualisme, ou, plus exactement, que du dynamisme. Or ce dynamisme n’a rien qui menace la dignité et la prééminence de l’âme. L’âme demeure seule capable de penser ou de vouloir, parce que seule elle est une force simple, tandis que le moindre corps est un composé de forces simples.
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Charles Lévêque La Nature et la Philosophie idéaliste

L’auteur des Problèmes est peut-être parmi les écrivains de ce temps-ci l’un des mieux faits pour sentir, décrire et analyser les beautés de la nature physique. Dès qu’il y touche, son style se colore, brille, s’attendrit, comme si la seule pensée de la beauté remuait son cœur et mouillait ses paupières. Cette délicatesse innée, cette finesse de sentimens se trahit surtout lorsqu’il parle de l’esthétique. Il sait apercevoir la lumière de la beauté jusque dans les régions les plus froides, les plus mornes de la pensée. Il aime et loue l’heureuse influence de la science qui la cherche.
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Charles Lévêque La Nature et la Philosophie idéaliste

Le rôle de la philosophie est d’éclairer le bon sens et non de lui infliger des démentis inutiles. Un philosophe, quels que soient l’éclat et l’autorité de son intelligence, n’obtiendra jamais l’adhésion des hommes sensés, s’il se risque à prétendre que le pur espace se transforme en matière rien qu’en se mouvant. Assurément il n’est pas aisé de définir la matière : personne peut-être n’y réussirait; mais personne non plus ne confondra jamais la matière avec cette étendue idéale qui n’admet aucune des propriétés des corps.
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