Résumé

Fernand Papillon La Constitution de la matière et le dynamisme spiritualiste

De même l’âme a en soi des traits obscurs et des figures confuses que la sensation colore et fait resplendir. On a vu que dans cette goutte muqueuse, d’un dixième de millimètre de diamètre, qu’on appelle l’ovule, sont endormies et enchaînées les forces et les tendances de toute la vie nutritive et intellectuelle de l’homme. Semblablement dans cette énergie sans figure et sans étendue qui est l’âme réside un exemplaire en miniature de l’univers entier, et, par je ne sais quelle grâce de Dieu, comme un songe de ce Dieu lui-même !
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Fernand Papillon La Constitution de la matière et le dynamisme spiritualiste

Le terme de l’analyse rigoureuse des phénomènes est en définitive la conception d’une infinité de centres de forces similaires et inétendus, d’énergies sans figures, simples et éternelles. On demande ce que sont ces forces, et on prétend qu’il est impossible de les distinguer du mouvement. La force se conçoit, mais ne s’imagine point. Ce qu’on en peut dire de plus clair et de plus vrai, c’est qu’elle est une énergie analogue à celle dont nous sentons au plus profond de nous-mêmes la constante et indéniable présence.
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Fernand Papillon La Constitution de la matière et le dynamisme spiritualiste

Les sensations sont à la pensée ce que les alimens sont à la nutrition. La nutrition n’est pas un résultat de l’alimentation ; la pensée n’est pas un résultat des sensations. L’une, en façonnant les organes vivans, détermine la différentiation des formes concrètes de la substance de l’individu ; l’autre, en façonnant les idées générales, détermine la différentiation des forces abstraites du monde. C’est ainsi que l’énergie pensante est aussi supérieure aux sensations que l’énergie nutritive l’est elle-même aux alimens.
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