Résumé

Portrait de Gustave Le Bon Gustave Le Bon La naissance et l'évanouissement de la matière (1908)

La nature ne connaît pas le repos. S’il se trouve quelque part, ce n’est ni dans le monde que nous habitons, ni dans les êtres vivant à sa surface. Il n’est pas davantage dans la mort, qui ne fait que substituer à certains équilibres momentanés d’atomes d’autres équilibres dont la durée sera aussi éphémère.
Malgré l’extrême mobilité de la matière, le monde paraît cependant très stable. Il l’est, en effet, mais simplement parce que, dans sa phase actuelle d’évolution, le milieu qui l’enveloppe varie dans des limites assez restreintes.
Source : Gutenberg

Portrait de Gustave Le Bon Gustave Le Bon La naissance et l'évanouissement de la matière (1908)

On imagine le monde formé d’abord d’atomes diffus d’éther, qui, sous l’action de causes diverses, notamment de leur rotation, ont emmagasiné de l’énergie. Cette énergie, dont une des formes est la matière, se dissocie et apparaît sous des états divers : électricité, chaleur, etc., de façon à ramener la matière à l’éther. Rien ne se crée veut dire que nous ne pouvons pas créer de la matière. Tout se perd signifie que la matière disparaît complètement comme matière en retournant à l’éther.
Source : Gutenberg

Portrait de Gustave Le Bon Gustave Le Bon La naissance et l'évanouissement de la matière (1908)

Des particules d’une substance quelconque, si ténues qu’on les suppose, prennent, par le seul fait de leur vitesse de rotation, une rigidité si grande qu’elles se transforment en matière.
C’est dans ces univers atomiques, dont la nature fut méconnue pendant si longtemps, qu’il faut chercher maintenant l’explication de la plupart des mystères qui nous entourent. L’atome, qui n’est pas éternel, comme l’assuraient d’antiques croyances, est bien autrement puissant que s’il était indestructible et, par conséquent, incapable de changement.
Source : Gutenberg

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