Résumé

A. Dastre Questions scientifiques. — Les Agens impondérables et l’Éther

Le corps matériel est immergé dans l’éther, comme une nasse ou un filet à larges mailles, dans l’eau d’une rivière, et si les déplacemens de ces engins dans ce milieu compact sont si faciles, combien plus aisés doivent être ceux de la matière, plus massive à la vérité que notre filet, mais qui ne rencontre devant elle que le fluide le plus subtil qu’on puisse concevoir. La répartition universelle de l’éther, la résistance insignifiante qu’il oppose nous obligent donc seulement à lui attribuer une densité extrêmement faible.
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A. Dastre Questions scientifiques. — Les Agens impondérables et l’Éther

Mais Newton se trompait, en fait. Lorsque la source lumineuse est de faibles dimensions, lorsqu’elle se rapproche d’être un point lumineux, le contraste de l’ombre et de la lumière n’est pas tranché comme cela devrait être si la lumière ne faisait pas de détours. Les ombres réelles sont plus larges que les ombres géométriques ; elles sont fondues sur leurs contours et bordées de franges colorées.
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A. Dastre Questions scientifiques. — Les Agens impondérables et l’Éther

Il pénètre notre atmosphère sans en modifier les propriétés, et sans éprouver lui-même de modification sensible, puisque, si l’on raréfie l’air dans un récipient, la transmission de la lumière ne subit, de ce chef, que des changemens à peu près inappréciables. En d’autres termes, l’éther du vide se comporte comme l’éther de l’air. Il imbibe tout ce qui existe dans l’univers, comme l’eau imbibe une éponge. Nous savons que la matière pondérable n’est pas continue : qu’elle est composée de particules séparées par des espaces. L’éther remplit ces espaces.
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