Morale et religion

Définition et enjeux

Portrait de Alphonse Gratry Alphonse Gratry,  Les Sources (1907)

“ Cela bien vu, essayez ce second travail, et, dès le premier effort, vous découvrez le nœud de la difficulté : vous voyez s’il est possible de rendre les hommes meilleurs sans religion ; si vous pouvez transformer la famille, élever l’homme, la femme, l’enfant, sans Dieu, sans loi, sans foi. Oui, ce défi banal du prêtre au philosophe, cet axiome rebattu : « Point de morale sans religion, » et de la plus absolue solidité ; bien compris, il ne peut manquer de devenir, avant un siècle, la démonstration à la fois expérimentale et scientifique du christianisme et du catholicisme. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Jean-Jacques Rousseau Jean-Jacques Rousseau,  Émile, ou De l’éducation

“ Au surplus, quelque parti que vous puissiez prendre, songez que les vrais devoirs de la religion sont indépendants des institutions des hommes ; qu’un cœur juste est le vrai temple de la Divinité ; qu’en tout pays et dans toute secte, aimer Dieu par-dessus tout et son prochain comme soi-même, est le sommaire de la loi ; qu’il n’y a point de religion qui dispense des devoirs de la morale ; qu’il n’y a de vraiment essentiels que ceux-là ; que le culte intérieur est le premier de ces devoirs, et que sans la foi nulle véritable vertu n’existe. ”
Source : Wikisource

Collectif,  Revue canadienne/Tome 1/Vol 17

“ Souvenez-vous aussi combien dans ces premiers grades nous vous avons parlé de morale et de vertu ; mais combien les études que nous vous prescrivions et les leçons que nous vous donnions, rendaient et la vertu et la morale indépendantes de toute religion ; combien, en vous faisant l’éloge de la religion, nous avons su vous prévenir qu’elle n’était rien moins que les mystères et ce culte dégénéré entre les mains des prêtres. ”
Source : Wikisource

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