Résumé

Bernard Alciator La meilleure des républiques ou Le bien-être matériel et moral des populations laborieuses… (1871)

Il n'y a qu'une seule vertu , la charité, que d'autres appellent fraternité. Elle embrasse tout : nos devoirs envers Dieu, envers nos semblables et envers nous-mêmes. En effet, l'homme n'aime véritablement Dieu et ne s'aime véritablement lui-même qu'en aimant ses semblables.
Quiconque meurt librement pour sa foi politique ou religieuse, — et je n'en excepte point le pauvre sauvage idolâtre, — est plus qu'un martyr, c'est un héros ou un saint. Le beau d'une telle mort, ce n'est point la foi : c'est le sublime sacrifice d'une âme libre.
Source : Gallica

Bernard Alciator La meilleure des républiques ou Le bien-être matériel et moral des populations laborieuses… (1871)

Loin de se vouer au célibat, — voeu qui est un outrage à la nature, — il place au premier rang de tous les devoirs et de tous les bonheurs, les devoirs et les bonheurs de la famille.
Mais que la patrie en danger l'appelle, il ne demande rien à la patrie, rien à la gloire : il meurt. Qu'il lui faille, pour le salut de tous ou de plusieurs seulement, périr seul, il n'écoute que son héroïsme, il va : il meurt. Qu'un fanatisme barbare veuille le contraindre à renier sa foi, il ne demande rien à la vengeance céleste, rien à la pitié de ses bourreaux : il prie pour eux, il meurt.
Source : Gallica

Bernard Alciator La meilleure des républiques ou Le bien-être matériel et moral des populations laborieuses… (1871)

Un citoyen courageux, prudent, mais plus soucieux de son intérêt personnel que de celui de son pays, est toujours prêt à sacrifier, sous le masque du patriotisme, ce qu'il y a de plus sacré à son intérêt ou à son ambition. Quelle reconnaissance lui doit la patrie ? Lors même qu'il prend les armes pour la défendre, il n'agit qu'en égoïste : un tel homme est un mauvais citoyen. Dès que la soif des richesses et des honneurs est le premier mobile de nos actes dans la vie publique, il n'y a plus que l'hypocrisie du dévoûment, que l'hypocrisie du courage.
Source : Gallica

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