Résumé

abbé Pierrrot Migne - Encyclopédie théologique (1862)

Je vous le demande, messieurs, est-il ou n’est-il pas vrai, sentez-vous qu’il y ait ou non équation absolue entre ces deux choses : la fin d’un être est son véritable bien ? N’est-ce pas une chose évidente que tout être a une fin : quelle est cette fin ? C’est son bien, son véritable bien ; c’est là en quoi consiste, pour tout être intelligent et libre, son véritable bien, et par conséquent son devoir. Quiconque va de toute sa force à la fin pour laquelle il a été créé fait ce qu’il doit faire.
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abbé Pierrrot Migne - Encyclopédie théologique (1862)

Il n’y en a donc pas une dont les écrits puissent servir de code de morale. Tout ce qu’on pourrait soutenir de plus vraisemblable ou de moins révoltant à ce sujet, c’est qu’il n’y a point de précepte ou de devoir moral prescrit par l’Evangile qui ne puisse se trouver en tout ou en partie dans les écrits de l’un ou de l’autre des philosophes païens. Et quand cela serait, quel avantage le peuple pourrait-il en retirer ? Comment la multitude grossière et ignorante pourrait-elle découvrir la règle de ses devoirs au milieu des productions volumineuses de toutes les sectes philosophiques ?
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abbé Pierrrot Migne - Encyclopédie théologique (1862)

Si, à la vue du malheureux qui souffre, nous sommes saisis d’un mouvement indélibéré de commisération, si nous désirons le soulager, la religion fortifie ce sentiment en nous montrant dans le malheureux l’image même de Dieu. Lorsque nous voyons ou que nous éprouvons un acte d’ingratitude, d’injustice, de méchanceté nous sommes saisis d’un mouvement subit de mépris et d’indignation la religion nous dit que le mal est détestable, que la peine qu’il nous cause doit nous engager à le fuir et à poursuivre le péché de notre haine, tout en aimant le bien qui se trouve dans le pécheur.
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