Résumé

Louis Bautain La Religion et la liberté considérées dans leurs rapports… (1848)

Nous ne sommes point pour la société , et la société est pour nous. Elle n'est plus la fin dernière de notre existence terrestre, elle est le moyen d'une fin supérieure et d'une vie plus haute. J'entre, et je vis en société à la condition d'y trouver mon intérêt véritable, mon véritable bien ; mais à moi, chrétien, mon intérêt est double. L'intérêt de la terre ou du moment, c'est le bien du citoyen ; mon intérêt éternel, mon salut, c'est l'intérêt de ma conscience, le bien de mon âme pour l'éternité.
Source : Gallica

Louis Bautain La Religion et la liberté considérées dans leurs rapports… (1848)

Voilà l'esprit du christianisme et de l'Église. L'Eglise s'est conservée, développée, affermie par l'esprit qui l'a fondée. Dans tous les siècles elle a été forte, triomphante par la parole ; elle a été puissante par l'autorité qui lui vient du ciel ; elle a toujours enseigné et souffert ; jamais elle n'a eu recours aux violences, quoiqu'elle les ait toutes endurées. Sa mission divine est de convaincre et de persuader ; car elle a les paroles de la vie éternelle, elle possède l'éternelle vérité, et sa vocation est d'établir sur la terre la vie et la vérité.
Source : Gallica

Louis Bautain La Religion et la liberté considérées dans leurs rapports… (1848)

Les peuples n'y échappent pas plus que les individus.
La liberté politique est une guerre continuelle contre les mauvaises passions ; elle a toujours à défendre l'intérêt général contre l'intérêt particulier, la chose publique contre l'égoïsme privé, l'unité de l'État contre les tendances des partis et les ambitions des individus. C'est un champ de bataille de tous les jours, où le combat se renouvelle sans cesse, et qui impose à tous ceux qui y prennent part, comme soldats de la noble cause de la liberté, des devoirs multipliés, un courage persévérant et de grands sacrifices.
Source : Gallica

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