Jean-Sébastien Dieulin

Élements biographiques

Jean-Sébastien Dieulin Le bon curé au XIXe siècle, ou Le prêtre considéré sous le rapport moral et social… (1845)

Nulle société ne peut exister sans morale ; il n'y a pas de bonne morale sans religion; il n'y a donc que la religion qui donne à l'Etat un appui ferme et durable. Une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole : un vaisseau, dans cet état, ne peut ni s'assurer de sa roule, ni espérer d'entrer au port; une société sans religion, toujours agitée, perpétuellement ébranlée par le chocdes passions les plus violentes, éprouve en elle-même toutes les fureurs d'une guerre intestine qui la précipite dans un abîme de maux, et qui tôt ou tard entraîne infailliblement sa ruine.
Source : Gallica

Jean-Sébastien Dieulin Le bon curé au XIXe siècle, ou Le prêtre considéré sous le rapport moral et social… (1845)

C'est presque toujours la manière peu mesurée et peu décente dédire la vérité qui la rend odieuse ou ridicule. Se glorifier alors d'avoir des ennemis pour leur avoir dit la vérité, c'est se glorifier le plus souvent d'avoir fait de son ministère un abus et une passion. Ah ! loin de nous ces imprudents qui se prévalent comme d'un succès-qui les flatte, d'avoir réussi à mériter la haine publique, et qui s'imaginent follement que, pour bien prêcher l'évangile de paix et d'amour, il faut aigrir et révolter tous ceux qui l'écoutent!
Source : Gallica

Jean-Sébastien Dieulin Le bon curé au XIXe siècle, ou Le prêtre considéré sous le rapport moral et social… (1845)

Or, le prêtre détaché de la matière parviendra seul, par un esprit sublime d'immolation et de dévouement, à balancer un tel mal, à dominer cette basse tendance et à vivifier le corps social engourdi par le dur et froid égoïsme. Mais si la fièvre de la cupidité, qui consume la plupart des hommes du siècle, s'allume aussi dans le sein du prêtre, comment parviendra-t-on à changer les abjects sentiments d'un monde qui reconnaît la suprématie de l'argent sur la vertu, et qui aime mieux les écus que la gloire même. Le mal sera irrémédiable, parce qu'il sera dans le remède même.
Source : Gallica

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