L. Poirine

Élements biographiques

L. Poirine Vie de M. Berman, curé, missionnaire… (1888)

Au tribunal de la pénitence, tout dépend du repentir, voyez-vous ! Le plus souvent, quand des pénitents viennent à moi, ce ne sont pas des récidifs, du moins, pour moi, puisque c'est la première fois qu'ils se présentent. Tenez, si le démon était capable de contrition et aussi de sincérité, je ne crains pas de vous dire que je serais prêt à lui donner l'absolution. Je sais bien que la grâce n'est pas pour lui ; mais si elle n'est pas pour lui, elle est pour les pauvres pêcheurs, si grands qu'ils soient.
Ah ! je vois bien quelquefois quand les grâces de Dieu sont tombées sur une âme.
Source : Gallica

L. Poirine Vie de M. Berman, curé, missionnaire… (1876)

D'après tout ce que nous avons dit auparavant et tout ce qu'on sait déjà du ministère de l'abbé Berman, tant à Niderstinzel qu'à Fénétrange, il est évident que ce qui le distinguait particulièrement, ce qui constituait pour parler ainsi, le caractère saillant de sa personnalité, c'était un cœur d'or, un dévouement à toutes épreuves, une charité sans bornes, au service d'un zèle ardent. La perfection eut été sans doute, que toutes ses actions fussent marquées
également au coin d'une prudence parfaite et d'une expérience consommée.
Source : Gallica

L. Poirine Vie de M. Berman, curé, missionnaire… (1876)

D'autre part, dans cette maison, on le considérait comme un saint prêtre, comme un homme intérieur et tout en Dieu, dont la direction était sage, et le zèle éclairé. Ce n'était plus alors le jeune vicaire de Fénétrange voulant faire des religieuses ou des dévotes de toutes les jeunes personnes de sa paroisse. Son esprit déjà mûri par l'expérience, pénétré des clartés d'une théologie plus étendue, et comme illuminé par une prière ardente, commençait à planer sur le monde religieux, et à distinguer de haut et facilement les divers mobiles qui agitent le cœur humain.
Source : Gallica

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