Résumé

Gaston de Lévis Maximes, préceptes et réflexions sur différens sujets de morale et de politique… (1825)

SUR LA CRAINTE, L'ESPÉRANCE ET LE COURAGE.
LA crainte prend l'homme au berceau, et l'accompagne jusqu'au cercueil. A peine né , il craint sa nourrice; enfant, il a peur de celui qui l'élève; dans la jeunesse, il redoute ses supérieurs; dans l'âge mûr, ce sont les revers de la fortune : s'il est bon, il craint les méchans ; s'il est méchant, il craint les lois ; enfin, l'homme craint la douleur, la pauvreté, l'ennui, la honte, la maladie, la mort, et, ce qui est bien pire, la perte de ce qui lui est cher.
Source : Gallica

Gaston de Lévis Maximes, préceptes et réflexions sur différens sujets de morale et de politique… (1825)

Dans les grands cœurs, l'amour de la gloire occupe la place que la vanité remplit dans les ames vulgaires.
LVII.
La fortune peut enivrer l'homme généreux, et lui donner de la présomption ; mais ce n'est que dans les ames basses qu'elle engendre l'insolence.
LVIII.
De tous les sentimens, le plus difficile à feindre c'est la fierté. Il n'est pas au pouvoir des ames vulgaires de l'imiter : dans l'infortune, elle soutient le courage et donne de la dignité; dans la prospérité, elle rend affable et contraste avec l'insolence de la bassesse parvenue.
Source : Gallica

Gaston de Lévis Maximes, préceptes et réflexions sur différens sujets de morale et de politique… (1825)

Tandis que la vanité s'abaisse jusqu'à prendre pour point de comparaison les vices et les travers afin de se procurer quelques misérables jouissances, comme s'il y avait lieu de s'enorgueillir d'être plus spirituel qu'un sot, ou plus honnête qu'un fripon, la mauvaise humeur cherche à la cour de la fortune, des exemples de crédit et d'opulence, pour motiver ses plaintes et ses regrets, comme s'il fallait mourir de chagrin lorsqu'on n'est pas ministre, ou qu'on n'a pas cent mille écus de rente.
Source : Gallica

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