Pierre Louis Coeur, Oraison funèbre de monseigneur Denis-Auguste Affre… (1848)
“ Est-ce qu'après celui-là elle n'en conçoit pas un autre, immense, immuable, infini, sans rien qui périsse, sans aucune forme qui change? Est-ce que son cœur peut être jamais comblé par aucune des choses qui sont sous le soleil? Tout ce qui a des bornes n'est point à sa mesure; et comme l'Océan, si l'on essayait de faire tenir ses eaux dans le lit d'une rivière, s'enflerait et, débordant de toute part, s'en irait inonder l'univers : ainsi le cœur de l'homme, resserré dans les limites du monde, s'inquiète, se soulève, et s'épuise en efforts pour s'élancer au delà. Voilà l'humanité. ”
