Hippolyte Castille

Résumé

Hippolyte Castille Napoléon III et le clergé (1860)

Quand le prêtre veut entrer sur le terrain politique, la méfiance remplace le respect. Les coeurs se ferment, les multitudes se détournent en se disant : — Où veut-il en venir?
Pris en flagrant délit de politique, ce corps immense, ce léviathan devant lequel devaient trembler les monarques de ce monde, le clergé, comme un ballon percé d'une épingle, tombe inerte, aplati sur le sol; tandis que la religion, toujours debout, toujours éclatante, continue à briller sur les autels et à vivifier, comme le soleil, les peuples qui ne sauraient se passer de la chaleur de ses rayons !
Source : Gallica

Hippolyte Castille Napoléon III et le clergé (1860)

La Révolution française avait fait table rase des anciens privilèges du clergé; elle avait aboli le droit canonique, la dîme, vendu les biens des couvents, décrété le salariat des fonctions sacerdotales, et, par l'échafaud, par les saturnales du culte de la raison, ouvert un abîme entre elle et l'Église. La guerre entre les esprits était sans merci. Plus tard, M. de Maistre, M. de Bonald et les publicistes du clergé avaient aggravé ces conflits de tout l'éclat de leurs colères. La France était apparue au monde comme un monstre vomi par l'enfer.
Source : Gallica

Hippolyte Castille Napoléon III et le clergé (1860)

Quand on compare ce qu'était l'État, si grand en parole, sous Louis XIV, avec ce qu'est l'État aujourd'hui, on est émerveillé d'un tel progrès; car, ce qui constitue l'État, ce n'est pas le privilége, ni même le monopole, ni la restriction, ni la catégorisation des classes, des personnes, des professions ; ce qui caractérise l'État moderne, c'est qu'il ne s'approprie rien et qu'il féconde tout, que sa surveillance s'étend sur tout et tend partout la main à l'essor individuel pour lui donner le moyen de fournir sa pleine carrière et de concourir au bien général.
Source : Gallica

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