Résumé

Portrait de Louis-Bernard Bonjean Louis-Bernard Bonjean Discours sur le pouvoir temporel des papes… (1862)

Je suis pour le pouvoir temporel, parce que, sans ce pouvoir, la Papauté purement spirituelle serait si puissante, que le Pape deviendrait le grand agitateur de l'Europe.
Je crois, Messieurs, avoir prouvé la thèse que j'ai annoncée, à savoir qu'entre les deux puissances, temporelle et spirituelle, il existe une loi fatale, je retire ce mot, une loi providentielle, qui ne permet pas que l'une s'élève sans que l'autre soit abaissée.
Source : Gallica

Portrait de Louis-Bernard Bonjean Louis-Bernard Bonjean Discours sur le pouvoir temporel des papes… (1862)

La souveraineté temporelle en est réduite à n'être que l'ombre d'une ombre; et voilà que tout aussitôt le sentiment religieux se réveille, avec une vivacité que le dix-huitième siècle n'eût certes jamais crue possible.
Depuis trente ans, la Papauté a obtenu ce qui semblait hors de toute probabilité. Elle a fait admettre le culte et la hiérarchie catholiques dans des pays où ils étaient proscrits depuis si longtemps, en Angleterre, en Hollande, en Danemark'; en Suède même, la tolérance succède à une proscription implacable*.
Source : Gallica

Portrait de Louis-Bernard Bonjean Louis-Bernard Bonjean Discours sur le pouvoir temporel des papes… (1862)

Pendant les huit premiers siècles de l'Église, pas l'ombre du pouvoir temporel je n'ai sans doute, en effet, nul besoin d'écarter la prétendue donation par laquelle Constantin aurait donné au Pape la souveraineté de Rome et de l'Italie, puisqu'il n'est aujourd'hui personne, même à Rome, qui ne reconnaisse que c'est là une pièce apocryphe, fabriquée vers le milieu du huitième siècle, comme le furent, un siècle plus tard, les fausses décrétales d Isidore et la fausse donation de Louis le Débonnaire'.
Source : Gallica

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