Charles Benoist,
Le Gouvernement de l’Église et le Sacré-Collège en 1894
“ Il se recrute dans l’élite d’une élite, en dehors de toute considération autre que l’intérêt de l’Église, de son intérêt supérieur, universel et éternel. Il est, en somme, aussi peu accessible aux passions humaines qu’une réunion d’hommes puisse l’être. Il ne fait pas de bruit sur terre et, tout attentif qu’il soit en secret aux affaires importantes du monde, il n’occupe le monde qu’à de rares intervalles. Sa fonction d’un jour fait oublier ses fonctions de tous les jours : on ne se rappelle qu’il existe que lorsqu’un pape vient à mourir et qu’il s’agit d’élire un pape. ”
