Résumé

Charles Lévêque La Nouvelle philosophie de la Nature…

Toutes les vraisemblances, tous les signes d’activité restreinte que donne l’atome, sont en faveur de cette doctrine. C’est qu’en effet, si la raison humaine n’est pas le jouet de ses propres intuitions, ce qui s’agite au fond de la cornue du chimiste, c’est de l’esprit, mais de l’esprit à son minimum d’énergie. On a prétendu que c’était de l’esprit éteint. Le mot est inexact, quoique ingénieux. L’esprit de l’atome n’est pas éteint, puisque ni la chaleur de la vie, ni le feu de la passion, ni les ardeurs de la volonté, ni la flamme intellectuelle, n’ont encore brûlé en lui.
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Charles Lévêque La Nouvelle philosophie de la Nature…

Ceux-là y travaillent qui conçoivent et affirment l’atome d’éther dans les vibrations lumineuses, l’atome chimique au sein de la molécule de l’or et du cristal, l’âme sous le tissu de la plante, l’esprit dans les volontés de l’animal. Le philosophe ne mérite son nom qu’à la condition de démontrer ces conceptions diverses et d’en former une interprétation plus ou moins complète de l’univers. Alors la nature apparaît, grâce à lui, non plus comme une énigme indéchiffrable, mais comme une œuvre admirablement intelligible.
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Charles Lévêque La Nouvelle philosophie de la Nature…

Quant à l’homme lui-même, dont l’histoire se confond dans le passé avec celle de l’animal, qu’il s’en console et qu’il espère. Sa dignité n’a point à en souffrir. Sa grandeur n’en reçoit nulle atteinte. Ce qui lui importe uniquement, c’est qu’à l’heure présente il est, par son corps et par son âme, supérieur à la longue série de ses ancêtres. D’ailleurs cette existence antérieure, de moins en moins animale, qui a graduellement produit sa constitution actuelle, lui garantit une vie future dont celle-ci est l’élaboration. Il porte en son esprit un idéal qui dépasse sa nature.
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