André Sayous

Résumé

André Sayous Revue des Deux Mondes

Trembley, qui ne lui avait pas épargné des observations très dures sur sa psychologie, s’écriait, après avoir lu la réponse de Bonnet : « Va, tu n’auras pas à te garantir des injures; j’en réponds, je te le dis parce que je le vois, la religion et l’excellent cœur, l’homme moral, pénètrent dans tout ton ouvrage, et l’ami sent bien qui tu es. » — « Je ne souhaite, disait Jallabert à son tour, qu’une chose pour moi, mes enfans, mes amis, mes concitoyens : c’est que nous soyons tous autant hommes de bien, craignant Dieu et bons chrétiens que vous l’êtes. »
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André Sayous Revue des Deux Mondes

S’arrêtant à l’entrée d’une maison de noble apparence placée en face des Alpes et du lac, si riant en cet endroit, il demandait à saluer le maître de ces beaux lieux, le naturaliste célèbre, le contemplateur religieux des lois de la création, le compatriote de Jean-Jacques Rousseau, Charles Bonnet. C’est là, dans cette tranquille retraite de Genthod, que cet observateur de génie, devenu métaphysicien par nécessité, se consolait de ne plus étudier la nature dans ses productions ignorées, en cherchant à pénétrer le secret de ses plus vastes desseins.
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André Sayous Revue des Deux Mondes

De tous les ouvrages spéculatifs de Bonnet, la Contemplation de la Nature est celui qui a le mieux tenu contre les révolutions inévitables de la curiosité et de la science. Le naturaliste et le philosophe y ont réuni et présenté, sous une forme dépouillée d’appareil scientifique et intelligible à tous les esprits, l’un ses recherches et ses découvertes, ses théories et ses hypothèses physiologiques, l’autre ses systèmes sur l’origine de nos idées, le jeu des facultés, la destinée de tous les êtres de la création, enfin l’avenir de nos âmes.
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