Gottfried Wilhelm Leibniz

Gottfried Wilhelm Leibniz

Résumé

Portrait de Gottfried Wilhelm Leibniz Gottfried Wilhelm Leibniz La Monadologie

Le Dieu de Leibniz ne crée pas, comme le Dieu de Descartes, les vérités éternelles ; il semble qu’il les trouve éternellement existantes dans son entendement.
Sa volonté, au contraire, crée les êtres contingents en tenant compte du degré de perfection qu’ils ont déjà dans le monde des possibles.
Dieu ne crée donc pas les êtres bons ou mauvais ; ils le sont de toute éternité et il ne fait que les transporter de la région des essences dans le monde des existences. Il se règle sur le principe de la convenance et choisit toujours le meilleur.
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Portrait de Gottfried Wilhelm Leibniz Gottfried Wilhelm Leibniz La Monadologie

Il ne faudrait pas croire que ce lecteur acharné et enthousiaste manquât de critique et se contentât d’emmagasiner dans sa mémoire ce que les anciens et les modernes ont pensé. Le hasard pouvait présider à ses lectures, mais la pénétration de son esprit précoce présidait seule au choix des doctrines. Comme Descartes enfermé dans son poêle, il délibérait avec lui-même sur ce qu’il devait garder ou rejeter. Rien de plus curieux que de voir ce philosophe de quinze ans, dans un bocage, peser et comparer gravement Platon et Aristote et se demander s’il conserverait les formes substantielles.
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La monade est naturellement ingénérable et incorruptible ; en d’autres termes, selon les lois de la nature, elle ne peut ni naître ni périr ; elle ne peut naître que par création, périr que par annihilation. Elle est encore inaltérable et immuable, du moins pour les êtres autres que Dieu et qu’elle-même ; c’est un monde clos et hermétiquement fermé. La monade n’a pas de fenêtres.
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