Leibniz

Définition et enjeux

Jean Félix Nourrisson,  Une visite à Hanovre, septembre 1860… (1861)

“ Leibniz du métaphysicien ou du géomètre, si l'on recherche « quel est le grand côté de ce vaste génie, » est-il possible de ne pas reconnaître que Leibniz a été, par-dessus tout et avant tout, un philosophe?
La philosophie, je le veux, est redevenue pour Leibniz, ce qu'elle était pour les Sages de l'antiquité, la poursuite à travers l'universalité des choses, de la vérité, une de soi. Mais qu'est-ce que la connaissance de l'absolue vérité, sinon la connaissance des principes, et qu'est-ce que la connaissance des principes, sinon l'objet même de la philosophie?
”
Source : Gallica

Jean Félix Nourrisson,  La philosophie de Leibniz (1860)

“ Nous concevons l' étendue, écrit Leibniz, en concevant un ordre dans les coexistences; mais nous ne devons pas la concevoir, non plus que l' espace, à la façon d'une substance. C'est comme le temps qui ne présente à l'esprit qu'un ordre dans les changements. Et quant au mouvement, ce qu'il y a de réel est la force ou la puissance , c'est-à-dire ce qu'il y a dans l'état présent qui porte en soi un changement pour l'avenir. ”
Source : Gallica

J. Bourdeau,  Revue des Deux Mondes

“ Ce qu’il y a d’impérissable dans la philosophie de Leibniz, c’est cette intuition qui ramène les contrastes apparens à une unité profonde. Il ne s’arrête pas à la conception superficielle d’un dualisme de l’esprit et de la matière; l’univers lui apparaît comme une métamorphose de la monade primitive, et son hypothèse, nos sciences, sous les noms plus modernes d’atome, de conservation de la force et d’évolution, la confirment à chaque pas. ”
Source : Wikisource

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