E. Caro, Diderot inédit, d’après les manuscrits de l’Ermitage
“ Là où règne la sensibilité, l’homme et l’écrivain sont comme dépossédés d’eux-mêmes. « Faiblesse des organes, vivacité de l’imagination, délicatesse des nerfs, qui incline à compatir, à frissonner, à admirer, à craindre, à se troubler, à pleurer, à s’évanouir, à fuir, à crier, à perdre la raison, à exagérer, à mépriser, à dédaigner à l’excès et au hasard, à n’avoir aucune idée précise du vrai, du bon et du beau, à être injuste, à être fou ; » c’est le bilan de l’homme sensible et voilà pourquoi il ne peut faire de grandes œuvres. ”
