Gustave Flaubert

Gustave Flaubert

Résumé

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert Bouvard et Pécuchet

Je me flatte de l'avoir crossé! dit Pécuchet. Encore un mot! Puisque l'existence du monde n'est qu'un passage continuel de la vie à la mort, et de la mort à la vie, loin que tout soit, rien n'est. Mais tout devient; comprends-tu?
—Oui! je comprends, ou plutôt non! L'idéalisme à la fin exaspérait Bouvard. Je n'en veux plus! le fameux cogito m'embête. On prend les idées des choses pour les choses elles-mêmes. On explique ce qu'on entend fort peu, au moyen de mots qu'on n'entend pas du tout! Substance, étendue, force, matière et âme, autant d'abstractions, d'imaginations.
Source : Gutenberg

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert Bouvard et Pécuchet (1881)

Girbal :
— La paix ! la paix !
Le prêtre :
— Quel matérialisme !
Foureau :
— Occupons-nous plutôt de notre chasuble !
— Non ! Laissez-moi parler !
Et Bouvard, s’échauffant, alla jusqu’à dire que l’homme descendait du singe !
Tous les fabriciens se regardèrent, fort ébahis et comme pour s’assurer qu’ils n’étaient pas des singes.
Bouvard reprit :
— En comparant le fœtus d’une femme, d’une chienne, d’un oiseau, d’une grenouille...
— Assez !
— Moi je vais plus loin ! s’écria Pécuchet ; l’homme descend des poissons !
Source : Wikisource

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert Bouvard et Pécuchet

Bouvard feignait de comprendre.
«Donc, l’absolu, c’est à la fois le sujet et l’objet, l’unité où viennent se rejoindre toutes les différences. Ainsi les contradictoires sont résolus. L’ombre permet la lumière, le froid mêlé au chaud produit la température, l’organisme ne se maintient que par la destruction de l’organisme, partout un principe qui divise, un principe qui enchaîne.»
Ils étaient sur le vigneau et le curé passa le long de la claire-voie, son bréviaire à la main.
Pécuchet le pria d’entrer, pour finir devant lui l’exposition d’Hégel et voir un peu ce qu’il en dirait.
Source : Gutenberg

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