Emmanuel Gonzalès,
Le chasseur d'hommes
(1867)
“ Louis chancela sur ses jambes, et Gorju s'avança pour le soutenir : — Ne me touche pas, maudit, toi qui as fourni le couteau à l'homme, — dit-i! avec des yeux,égarés. — Va-t'en! va-t'en ! — Suis-je réellement libre, sire?— s'écria Gorju avec un mouvement de joie. Le roi s'appuya au dossier du fauteuil et appela d'une voix vibrante : — Albert! — M. de Luynes parut à la porte du cabinet. — Faites conduire cet homme au logis de votre frère Cadenet, — poursuivit le roi, — et qu'il y soit gardé à vue. Je lui ai promis la vie sauve; mais, s'il tente de s'échapper, qu'on le tue comme un chien. ”
