Auguste Pavy, Histoire de la Tunisie (1894)
“ Ils l'entourent, lui jettent sur le corps un manteau de pourpre et le saluent empereur. Gordien proteste, conjure qu'on épargne sa vieillesse. On n'écoute rien. Toute la cité accourt, l'acclame et l'entraîne dans l'immense amphithéâtre que nous admirons encore. Là, les applaudissements de la foule redoublent et Gordien est enfin contraint d'accepter les honneurs impériaux. La nouvelle de cette révolution se répand comme une traînée de poudre. L'Afrique entière est debout. Partout on abat les statues de Maximin, et Gordien fait une entrée triomphale dans Carthage. ”
