Charles-Xavier Rochet d'Héricourt

Résumé

Charles-Xavier Rochet d'Héricourt Voyage sur la côte orientale de la mer Rouge… (1841)

Mais on conçoit au premier aperçu toutes les difficultés que doit rencontrer en ce moment le commerce, livré à ses propres forces, avant à traverser, pour conduire à la mer les marchandises du Choa, un désert de plus de 100 lieues, habité par des tribus barbares entraînées au pillage par une cupidité effrénée et souvent divisées entre elles par de sanglantes querelles. Les caravanes d'Harrar bravent ces dangers, non sans leur payer quelquefois de cruels tributs; après avoir enlevé dans leurs tournées les productions de l'Abyssinie méridionale, elles les transportent à Barbara.
Source : Gallica

Charles-Xavier Rochet d'Héricourt Voyage sur la côte orientale de la mer Rouge… (1841)

La population de cette ville délicieuse peut être évaluée à neuf ou dix mille âmes.
Les maisons du roi sont bâties sur une petite montagne en pain de sucre, détachée de la chaîne qui domine la ville au nord; elles sont entourées de hautes palissades; de grands arbres, des cèdres, des cyprès et des kantouffasaux branches évasées sont disposés et groupés avec symetrie dans leurs enceintes; leur ensemble offre de loin un superbe coup d'œil; du sommet de la colline qu'elles couronnent, on voit au bas d'Angobar un petit bois formé de cèdres d'une hauteur prodigieuse
Source : Gallica

Charles-Xavier Rochet d'Héricourt Voyage sur la côte orientale de la mer Rouge… (1841)

Robuste, active, laborieuse, habitant, sous un climat tempéré, de hautes terres qu'arrosent des eaux abondantes et qu'entoure une atmosphère saine et pure, la population du royaume de Choa n'est pas décimée par ces maladies multipliées qui naissent à la suite de la civilisation, parmi les peuples auxquels elle a donné à la fois et ses avantages et ses vices. Les maladies que l'on y rencontre le plus communément sont la lèpre, lasyphilis et le ténia.
Source : Gallica

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