Résumé

Henri Le Pointe La Colonisation française au pays des Somalis… (1914)

Au commencement de 1889, après de longs pourparlers avec les chefs indigènes, la France s'établissait sur le plateau de Djibouti. Là, on se trouvait tout simplement en face du néant! Pas un chef, pas un habitant, personne sur qui s'appuyer pour constituer quoi que ce fût. Il n'y avait que deux partis à prendre : ou constituer de toutes pièces, comme à Obock, une ville européenne, —mais, pour ce faire, les crédits manquaient — ou s'adresser à un chef indigène qui s'établirait dans le pays, avec des subsides de notre part, y attirerait des tribus et serait simplement soumis à notre contrôle.
Source : Gallica

Henri Le Pointe La Colonisation française au pays des Somalis… (1914)

En outre, jusque-là, à Djibouti, comme du reste à Zeïla et à Berbera, les transports se faisaient à dos de mulet et de chameau, ce qui excluait du trafic les marchandises lourdes et encombrantes. On ne pouvait vraiment à notre époque de progrès et de civilisation intenses s'en tenir à ces procédés d'un autre âge ; il fallait, immédiatement, doter notre jeune colonie de communications moins sommaires, plus pratiques, plus rapides surtout, qui détourneraient définitivement sur Djibouti le courant des transactions abyssines.
Source : Gallica

Henri Le Pointe La Colonisation française au pays des Somalis… (1914)

Les Somalis ont surtout une danse spéciale de guerre, ou plutôt un pas mimé et chanté. Les guerriers, le couteau à la ceinture, bouclier et lance au poing, se rangent soit en demicercle, soit en ligne droite. L'un deux fait face et entonne le couplet que les autres répètent, en l'accompagnant du refrain et en frappant fortement la terre du pied ; ils brandissent également lance et bouclier, puis agitent leurs longs cheveux teints en rouge, qui leur donnent un aspect véritablement diabolique.
Source : Gallica

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