Résumé

P. Scudo Revue musicale, 1er février 1864

Lorsqu’un théâtre ouvre ses portes à quelque importun qui se présente au nom d’une vocation méconnue, il est rare que le directeur qui a eu cette faiblesse ne la paie assez cher. Dans cet état de choses, ce que les théâtres peuvent faire de mieux, c’est de reprendre avec soin les opéras consacrés par le temps et la sanction des connaisseurs. Voilà pourquoi l’Opéra, ne sachant depuis longtemps où donner de la tête, a eu la bonne pensée de remettre en scène un chef-d’œuvre qu’on avait trop négligé.
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P. Scudo Revue musicale, 1er février 1864

Il a été fort bien accueilli par ce public singulier devant qui on peut tout faire, puisqu’il tolère que Mlle Patti substitue les ravaudages de son beau-frère à la musique de Rossini, et qu’il ne s’aperçoit pas que le chef d’orchestre précipite tous les mouvemens et gâte l’exécution par une folle ardeur. Tant qu’il n’y aura pas au Théâtre-Italien un maestro, c’est-à-dire un chef supérieur qui préside à l’exécution générale, nous n’aurons que des représentations comme celle du Barbier de Séville et d’un Ballo in maschera, de M. Verdi.
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