Camille Bellaigue, Revue musicale - 14 mars 1889
“ De ces deux symphonies, l’une est la nuit et l’autre le jour ; là on respire à pleins poumons ; ici on étouffe et on meurt. Dans l’œuvre de M. Saint-Saëns, le plan se présente et s’impose tout de suite ; dans celle de M. Franck, il se dissimule et se dérobe. On suit toujours l’idée de M. Saint-Saëns ; elle circule, se divise en mille petits courans clairs et féconds, puis se reconstitue et se rassemble ; mais les mélodies de M. Franck naissent pour se perdre aussitôt, sans qu’une fleur germe sur leur passage. Oh ! L’aride et grise musique, dépourvue de grâce, de charme et de sourire ! ”
