Gustave Aimard,
Les invisibles de Paris
(1867-1868)
“ Ah ! comtesse, comtesse, si la fille sans cœur manque de mémoire, la maîtresse, fougueuse, ardente, irrésistible, devrait au moins se souvenir, elle ! — Noël, rugit, la créole, vous... — Plus bas ! je vous le répète, votre mari vous entendra. — Eh ! que m’importe mon mari ! fit-elle en s’abandonnant à une de ses plus violentes inspirations. Le comte se soucie bien de moi ! Il ne m’aime pas plus que je ne l’aime... Nous avons associé nos deux existences, non nos deux cœurs. Il vit pour se soigner ; je ne suis pas venue au monde pour être garde-malade, moi. ”
